Créée fin 2020, la jeune entreprise Dioxycle, spécialisée dans le recyclage du CO2 en matières premières valorisables, a choisi la métropole bordelaise pour développer son projet de recherche en lien avec l’écosystème universitaire et pour implanter son siège social.

Preuve de l’intérêt de cette technologie de rupture, DIOXYCLE vient d’être sélectionnée dans les tops deeptech à surveiller en 2021. La jeune startup envisage de créer 25 emplois à 3 ans dont 80% constitué de jeunes docteurs.

Une technologie de rupture portée par de jeunes chercheurs

Après plusieurs années de recherche dans les universités de Paris Saclay, Cambridge et Stanford aux Etats Unis, deux jeunes chercheurs, Sarah Lamaison, originaire de Bayonne, issue de l’Ecole Polytechnique et David Wakerley, de nationalité Anglaise, issu de l’Université de Cambridge, ont choisi de rentrer en Europe pour créer leur startup à Bordeaux sur le campus à Pessac.

Projet lauréat du concours national i-lab 2020 de BPI France, DIOXYCLE propose des solutions de valorisation des émissions industrielles de CO2 en produits chimiques et carburants via une technologie d’électrolyse du CO2.

Cette technologie s’inscrit dans le domaine dit de la « photosynthèse artificielle » ; A l’instar des plantes, capables de transformer le CO2 en sucres en utilisant de l’énergie lumineuse, la « photosynthèse artificielle » propose d’utiliser de l’énergie électrique décarbonée pour convertir le CO2 en produits chimiques et carburants.

 Cette technologie ouvre ainsi la voie à une alternative aux ressources fossiles par la création d’un cycle carbone durable où le CO2 peut être recyclé à l’infini.

Ce faisant, elle permet de proposer une solution économiquement viable de réduction des émissions de CO2 aux industriels puisqu’elle permet de traiter le CO2 comme une ressource valorisable et non un déchet.

Proximité avec les laboratoires universitaires et recrutements

DIOXYCLE est aujourd’hui hébergée à Pessac dans des locaux du CNRS via un contrat d’hébergement bipartite entre l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux (ICMB) et le Centre de recherche Paul Pascal.

Accompagnée par UNITEC et par la région Nouvelle-Aquitaine qui vient de lui accorder une aide au développement et à l’innovation, la startup technologique envisage de créer 25 emplois à 3 ans dont 80% de profils R&D, PhD en génie chimique, génie mécanique et ingénieurs software.

Pour sa phase d’industrialisation, elle souhaite aussi recruter des profils issus de l’industrie chimique ainsi que des profils commerciaux pour cibler les opportunités qu’offre sa technologie de ce domaine à forte croissance qu’est le CCUS « Carbon capture utilization and storage ».  

 

Contact :

Sarah Lamaison

 

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