Le bordelais Cdiscount leader français du e-commerce a réussi en un temps record à gérer la forte hausse d’affluence liée au confinement et à répondre aux besoins des français (particuliers et entreprises) tout en assurant la protection de ses salariés.

Être une entreprise responsable a guidé l’organisation de l’activité au travers de trois choix stratégiques : la protection des collaborateurs, l’accompagnement des français dans leur quotidien et le soutien aux PME/TPE durement touchées.

 

🔎 Cdiscount

Dates :

  • Création en 1998 à Bordeaux par les frères Charle, devenue filiale du groupe Casino en 2000
  • 2020, un des leaders mondiaux du e-commerce

Chiffres :

  • 4 milliards de chiffre d’affaires
  • 2 millions de visiteurs uniques par jour et 9 millions de clients par an
  • 50 millions de références, 12 000 vendeurs sur la marketplace dont 5 000 PME/TPE
  • 1 500 salariés au siège (Bordeaux), 550 salariés pour sa filiale CLogistics (Cestas)
  • Une hausse du trafic de 35% en mars 2020, et de 40% en avril 2020

 

 

📍 Protection des salariés

 

Dès début mars, les salariés n’étaient plus autorisés à se déplacer, et toutes les participations aux salons étaient annulées.

A l’annonce du confinement, l’ensemble des salariés du siège a été basculé en télétravail. Cela s’est déroulé relativement facilement grâce à un accord sur le télétravail conclu en 2019. Les salariés étaient équipés et 300 d’entre eux le testaient à raison d’un ou deux jours par semaine. Il était prévu de l’étendre à 1000 collaborateurs, finalement le 15 mars il a étendu à 1500.

Le confinement a donc accéléré la généralisation de l’usage du télétravail mais surtout en a fait la norme quotidienne. Il a été décidé de mobiliser l’ensemble des équipes RH sur l’assistance et l’écoute des salariés pour faciliter ce passage massif ; plusieurs actions ont été développées comme les points réguliers avec les managers ou des newsletter numériques bi-hebdomadaires afin de garder le lien et faire circuler l’information, les partages d’expériences du quotidien,…

 

Dans les entrepôts de CLogistics, les mesures de distanciation sociale et d’hygiène ont été mises en place en 48 h pour protéger au mieux les salariés sans entraîner d’arrêt d’activité : nettoyages multipliés, sens de circulation et distances par marquage au sol, condamnation des tourniquets, ouverture permanente de toutes les portes et grilles du site, condamnation de la moitié des sièges dans salles de repos et mobilier commun (babyfoot, table de ping-pong,…), étalement et multiplication des temps de pause, fourniture de gants avec port d’une heure, gel hydroalcoolique, masques, obligation de désinfection à chaque prise de poste et désinfection à chaque débauche et constitution d’équipes de volontaires parmi les salariés du siège en télétravail « les gilets orange » pour aider les équipes de sécurité et d’hygiène à remplacer les fournitures.

Malgré la hausse de l’activité, le choix a été fait de ne pas augmenter les effectifs pour respecter la distanciation (à la période de noël les effectifs sont multipliés par trois dans les entrepôts de 120 000 m²) et donc avoir recours massivement aux intérimaires sauf pour remplacer le personnel qui ne pouvait être présent pour garde d’enfants ou vulnérabilité. Le travail de nuit a lui aussi été exclu, il a donc été décidé de prioriser la préparation des commandes : ce sont les biens nécessaires au quotidien des français qui ont été traités en priorité, les autres commandes étaient traitées dans un délai rallongé à celui habituel.

 

La mobilisation des équipes RH a entraîné la suspension des recrutements durant un mois le temps de « normaliser » cette nouvelle organisation de travail, seuls les recrutements en cours ont été poursuivis et les réalisés intégrés. A la mi-avril, les premiers recrutements ont repris en procédure digitalisée et ont concerné les alternants ; aujourd’hui les recrutements de CDI et CDD sont également relancés, le volume de candidatures en forte baisse durant le confinement est en voie de normalisation désormais.

Avec le déconfinement, le retour au siège se fait sur la base du volontariat, à la différence des entrepôts (très vastes) la mise en oeuvre des règles de distanciation et d’hygiène est complexe. A souligner que dans ces mêmes entrepôts, ces règles sont devenues le « new normal » pour les salariés.

 

 

📍 Accompagnement des français dans leur quotidien et soutien aux PME/TPE françaises

 

Cdiscount a vu une hausse de son trafic de 35% en mars et de 40% en avril, voire de plus de 60% pour la marketplace début avril, les produits les plus commandés ont concerné :

  • L’Alimentaire et l’hygiène
  • La puériculture
  • L’animalerie
  • L’informatique
  • Les jeux et jouets

Pour répondre à ces besoins, les commandes ont donc été priorisées sur les produits issus de ces catégories et les références ont été élargies en particulier dans l’alimentaire et l’hygiène, pour lesquelles Cdiscount en offrait peu.

 

Dans la même logique, en concertation avec le ministère de l’économie, Cdiscount a incité les PME/TPE locales à vendre leurs produits sur la marketplace afin de compenser un minimum les pertes liées au confinement et parallèlement offrir aux français davantage de références. Une équipe de 15 personnes a été dédiée à ce dispositif pour accompagner les entreprises candidates dans la digitalisation de leur offre. Dans leur grande majorité, les entreprises ne sont pas prêtes ni techniquement ni même culturellement à compléter leurs services par une offre digitale. Des tarifs préférentiels sur les taux de commission leur ont également été proposés, valables jusqu’à la fin de l’année 2020, et pour les produits des secteurs stratégiques les taux de commission ont été supprimés. Entre le 15 mars et le 30 avril, ce sont plus de 400 entreprises qui ont rejoint la marketplace.

 

A l’avenir, le soutien à la digitalisation des entreprises va se poursuivre car stratégique. La crise du Covid-19 a accéléré la culture digitale des français en termes de consommation (comme en terme de travail d’ailleurs) et l’entrée dans l’âge adulte des digital native renforce cette acculturation, les entreprises et commerçants doivent prendre l’habitude de vendre aussi par voie numérique.

 

Le « consommer local » est l’autre tendance que Cdiscount souhaite accompagner et amplifier. Il y en a un an, Cdiscount lançait sur sont site un corner Made in France avec des articles produits au moins à 50% en France. Ce corner a eu un fort succès lors du confinement, le consommer local prenant de l’importance.

Dans la même logique, la nouvelle offre « epicery » qui permet par ville à des commerçants de quartier (surtout les métiers de bouches) de promouvoir leur produit avec un retrait en magasin ou une livraison à domicile va être aussi développé. Durant le confinement, epicery a d’ailleurs été étendu à Bordeaux.

 

 

📍 Participation à la solidarité nationale

 

Cdiscount a contribué et participé à de multiples actions de solidarité durant la crise sanitaire.

 

En lien avec les chambres de commerce, chambres des métiers et de l’artisanat ainsi que les ministères de l’économie et des transports, dès début avril, 60 millions de masques ont été commandés et déposés par Cdiscount dans les supérettes du groupe Casino comme les Proxi afin que les PME des secteurs stratégiques puissent avoir accès à ces protections difficiles à obtenir en cette période. Dans les semaines suivantes, ce dispositif a été étendu à toutes les entreprises et les masques sont désormais livrés normalement.

 

Dans la même période, 6 millions de masques ont été livrés à l’AMF (association des maires de France) pour une redistribution dans les collectivités locales, priorité donnée aux salariés les plus exposés : éboueurs, salariés d’EHPAD,… et un don de 40 000 masques a été fait au CHU de Bordeaux et à l’Institut Bergonié.

 

Cdiscount a également participé aux opérations :

  • « garder le lien » qui visait la distribution de 10 000 tablettes à prix solidaire pour les personnes isolées notamment dans les ehpad ou les enfants hospitalisés, et un don de 600 tablettes à l’AP-HP.
  • « masques solidaires » lancée par Alexandre Jardin à partir de l’initiative d’une hôtesse de caisse d’un supermarché bordelais et basée sur le principe de chaines solidaires pour la réalisation, distribution et vente à prix solidaires de masques. Cdiscount récupérait chez Lectra, autre grand groupe international implanté à Cestas spécialisé dans la découpe de textile, du tissu qui était acheminé vers des mairies où des bénévoles cousaient des masques pour ensuite être distribués localement.

 

 

📍  En conclusion

Comme pour nombre d’entreprises, la crise sanitaire a permis à Cdiscount non seulement d’éprouver l’efficacité de son organisation interne comme la fiabilité et l’engagement de ses collaborateurs mais aussi d’ancrer sa stratégie d’« entreprise responsable ».

 

 

 

 

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