Elles ne font pas forcément la une de l’actualité économique, pourtant ces entreprises font aussi l’économie bordelaise.

Dans le sillage de la French Tech et de la course à l’innovation, l’actualité économique est le plus souvent focalisée sur les jeunes pousses innovantes, les start-ups et l’écosystème qui les entoure.

Cette actualité correspond à une nouvelle donne bordelaise, territoire de plus en plus attractif séduisant nouvelle génération et talents, l’esprit d’entreprise se développe et l’économie “bouge”.

Pour preuve, les bonnes performances de la région se multiplient ces dernières années :

  • 1ère métropole pour le taux de création d’entreprises (18,7%)
  • 2ème métropole pour la création d’emplois privés
  • 3ème bassin d’emploi pour le nombre de start-ups identifiées (2012-2014)
  • Université de Bordeaux labellisée Campus d’Excellence
  • 1er aéroport pour la croissance du trafic international (+14,6%)
  • 1er territoire pour la croissance emplois dans le numérique
  • 1ère ville pour le cadre de vie et 4ème pour son capital économique (PwC, 2016)
  • Croissance plus rapide qu’au niveau national du nombre d’emplois cadres : 1,09% vs 0,9%

Plus discrètement mais sûrement, l’économie girondine recèle aussi de grandes entreprises et des savoir-faire reconnus internationalement qui contribuent tout autant à son dynamisme et la richesse de son tissu.

En voici quelques-unes à découvrir ou (re)découvrir.

Serma Technologies, la plus “électronique”

Leader en électronique haut de gamme

800 salariés dont 160 à Pessac
12 sites industriels
85 millions d’euros de CA
600 clients
7 filiales

Créée en 1991 à Pessac au moment du départ du centre de qualification de composants électroniques d’IBM, le groupe Serma Technologie s’est spécialisé dans les technologies de l’électronique à forte contrainte.

Ce groupe de plus de 800 ingénieurs et techniciens est devenu le premier laboratoire indépendant d’expertise de composants électroniques en Europe.
Il conseille, expertise, analyse, contrôle et teste les composants, cartes et systèmes électroniques achetés par de prestigieux groupes tels que Airbus, la SNCF, Renault, Fiat, Alstom, Bombardier, Siemens, EDF, Safran, Thalès, Eurocopter, le Cnes, Bosch, Mercedes,…
Et sa force est d’être un guichet unique : grâce à des compétences transverses, il maîtrise toute la chaîne opérationnelle et peut intervenir dans des secteurs aussi variés que l’aéronautique, ferroviaire, spatial, automobile, recherche pétrolière, industrie…

En tout ce sont plus de 600 clients qui font appel aux services de Serma Technologies qui dispose de 11 sites, 3 en Allemagne et 8 en France, le site de Pessac étant le plus important.

Le groupe se compose de plusieurs filiales dont la dernière née en septembre 2016 est Serma Safety & Security “S3” spécialisée en sécurité des systèmes qui selon ses dirigeants sera “demain un élément fort du marché” ; et pour l’instant peu de sociétés propose ce type de prestations.
S3 vise plus particulièrement la sécurisation des objets connectés qui ne disposent pas encore de normes de sécurité propres, et vient d’annoncer le rachat de l’entreprise rennaise Opale Security reconnue pour son expertise dans le domaine de la sécurité des objets connectés.

AIO, la plus “lean”

Dépositaire européen de l’astuce industrielle

60 salariés
30 postes à pourvoir à fin 2017

Le leader européen du karakuri kaizen est français et même il est bordelais :
la société AIO créée en 1978 produisait des composants mécaniques pour l’industrie.
En 2011, elle prend un virage en se spécialisant dans le karakuri kaizen dont elle devient l’unique dépositaire français.
Depuis, elle enregistre une croissance à deux chiffres et séduit les grands noms de l’industrie automobile et aéronautique notamment.

Mais qu’est ce le karakuri kaizen ?
Concept d’origine japonaise et marque déposée, il vise à améliorer les conditions de travail et de productivité des salariés sur les lignes de production industrielle.

Ce sont des systèmes mécaniques simples, des astuces et des simplifications de process qui ne demandent aucun apport d’énergie ; en résumé : “écologique et agile”, qui revient à la mode à l’heure de “l’usine du futur”.

Le succès non démenti depuis 5 ans l’a amené à déménager fin 2015 dans des locaux plus vastes et à recruter en moyenne 2 à 3 salariés par mois.

Elle poursuit également son développement à l’international avec l’ouverture de filiales à l’étranger : Angleterre, Allemagne, Turquie pour l’instant.

Cap Ingelec, la plus “cloud”

Expert en performance énergétique

250 salariés
40 millions d’euros de CA
5 000 projets réalisés

Société créée en 1992 à Saint-Jean d’Illac, Cap Ingelec se place aujourd’hui parmi les 10 plus importantes entreprises d’ingénierie technique de France.

Rapidement spécialisée dans la performance énergétique et comptant 250 salariés dont 150 ingénieurs, elle est devenue leader dans la construction de Data centers lui ouvrant un marché à fort potentiel et mondial.
Elle concentre son déploiement international sur l’Europe du sud et l’Afrique où les normes en vigueur sont proches des normes françaises et où le marché des data centers est en plein développement.

Cap Ingelec mise également sur un autre marché d’avenir, les énergies renouvelables, et multiplie les projets où son expertise dans l’efficacité énergétique trouve naturellement sa raison d’être.

TCS, la plus “ponctuelle”

A la pointe du transport de petits colis

500 salariés
1000 chauffeurs partenaires
84 M€ de chiffre d’affaires
1800 clients
1,5 million de colis transportés par mois

TCS créée en 1972 est devenu un des acteurs majeurs de la logistique en France spécialisé dans le transport et la livraison des plis professionnels et des petits colis.

Aujourd’hui, forte de 500 salariés, 150 véhicules en propre et plus de 1500 partenaires, elle compte ses clients dans les secteurs de la banque (50% de ses clients), de la santé, de l’administration, de l’optique et des laboratoires pharmaceutiques.

Elle doit sa réussite à son principe d’organisation originel : une livraison J+1 à horaires de collecte ou de dépôt fixes et réguliers (déterminés par le client) avec une ponctualité de 10 minutes pour les livraisons nationales et de 3 minutes pour les liaisons régionales.

Chaque jour, ce sont plus de 35 000 points de livraisons qui sont assurés.

Dernière diversification en date : la maintenance et la réparation d’appareils électriques et électroniques.
Cette activité nécessite généralement un temps de réactivité très court, ainsi TCS s’engage à livrer les pièces électroniques nécessaires aux réparations à J+1 avant 8 heures du matin dans les entrepôts et plateformes logistiques des sociétés de réparation voire même si nécessaire la livraison peut être faite directement dans le véhicule des réparateurs.

Hyd&Au, la plus “mécatronique”

Fer de lance français de l’hydraulique

300 salariés
24 implantations
50 millions d’euros
+ 200 clients
7 filiales

En 1977, quand la société ATH (Applications Techniques Hydrauliques) est créée à Libourne, elle est le premier distributeur indépendant de systèmes hydrauliques spécialisé dans le négoce de marques européennes : Volvo, Hydraulics, UCC, Sauer, Bosch.
Dans un premier temps, elle s’étoffe en développant sa palette de services : elle propose progressivement la réalisation d’études, la conception de systèmes hydrauliques ainsi que leur réparation et l’assistance technique.

Elle devient une référence sur le marché de l’hydraulique.

A partir des années 2000, la croissance d’ATH s’opère par le rachat de sociétés aux savoir-faire complémentaires ainsi que par le développement de son réseau régional.

2011 marque la naissance du groupe Hyd&Au comptant 75 salariés et 2013 constitue un tournant décisif pour le groupe qui va devenir un des leaders français en mécatronique grâce au rachat de la société Fluidap, société francilienne de plus de 200 salariés implantée en France, en Belgique et au Luxembourg.

Son coeur de métier est de définir et concevoir des équipements hydrauliques qui permettent la mise en mouvement de machines.

Aujourd’hui, le groupe Hyd&Au représente un chiffre d’affaire de 50 millions d’euros, 300 salariés et 24 implantations – 20 en France et 4 à l’étranger – avec l’ambition d’un développement accéléré à l’international, l’Inde et les Emirats Arabes Unis étant les premières étapes.

Pena, la plus “recyclable”

Le déchet, matière non fatale

180 salariés
67 millions d’euros de chiffre d’affaires
10 sociétés
200 000 tonnes de déchets traités par an

A l’origine, en 1955, les “établissements Gilbert Pena” assuraient la récupération de métaux et l’affinage du bronze.
Dans les années 80, l’entreprise entame sa diversification en lançant une activité de collecte de déchets non dangereux.

C’est dans les années 90 que la diversification vers les métiers de l’environnement est définitivement enclenchée permettant à la société Pena d’accélérer sa croissance malgré la présence de deux mastodontes sur le marché : la Lyonnaise et la Générale des Eaux à l’époque.

Pena a su s’imposer dans les métiers du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets non dangereux et dangereux grâce à la mise au point de procédés innovants :

  • le procédé Adonis pour le recyclage des déchets organiques qui repose sur un compostage intensif en enceintes closes ;
  • Coris pour le recyclage d’encombrants et de déchets non dangereux qui sont transformés en combustible solide (CSR) à haut pouvoir calorifique prisé par les industriels notamment les cimenteries (en remplacement du charbon par exemple) ;
  • le procédé Arom pour le recyclage des déchets ménagers qui allie la production de compost et de CSR permettant 80% de valorisation ;

et au positionnement sur des marchés porteurs ou de niche comme les déchets spatiaux à Kourou ou les déchets d’équipements électriques et électroniques.

Aujourd’hui, Pena regroupe 10 sociétés comptant 180 salariés, dont un laboratoire de R&D d’une douzaine de personnes.
200 000 tonnes de déchets sont traités par an avec un taux de recyclage atteignant 97,5%.

Les années à venir vont être notamment consacrées à la création d’une installation de démantèlement de transformateurs électriques et d’une plateforme de valorisation et de déconstruction de bateaux de plaisance.

Sources : presse, entreprises, Invest in Bordeaux

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