Cette année encore, les levées de fonds opérées par les sociétés girondines ont été nombreuses, mais globalement les montants sont moins élevés que les années précédentes ;
la barre symbolique des 1 million d’euros ayant été franchie moins fréquemment.

Les plus importantes levées de fonds en 2015

  • 11,2 M€ pour Implanet, société de technologies médicales spécialisée dans les implants vertébraux et implants pour la chirurgie du genou
  • 4 M€ pour Ingeliance, société d’ingénierie généraliste tournée sur l’innovation industrielle
  • 3,5 M€ pour Yooji, start-up spécialisée dans l’alimentation infantile
  • 2,5 M€ pour Poietis, leader français de la Bioimpression (impression 3D de tissus vivants)
  • 2 M€ pour Blitzr, le “Google” de la musique
  • 1,3 M€ pour Azendoo, société éditrice d’une solution de collaboration professionnelle accessible via le web
  • 1 M€ pour BASE, spécialisée dans les solutions solaires photovoltaïques thermiques
  • 900 000 € pour Fly n Sense et ses mini drones autonomes
  • 800 000 € pour Easy Live, spécialiste français du live sur Internet
  • 750 000 € pour Hyprevention, spécialisée dans les dispositifs médicaux implantables innovants
  • 700.000 € pour FabZat, leader de l’impression 3D de figurines de jeux vidéo
  • 600 000 € pour Wiidii, service innovant de conciergerie privée sur smartphone
  • 600.000 € pour R&Drone, bureau d’études mécatroniques pour solutions logicielles et électroniques pour robots et drones
  • 565 000 € pour U’Wine, entreprise de négoce pour particuliers spécialisée dans les Grands Crus
  • 550 000 € pour Jelouemoncampingcar.com, plateforme de location de camping-cars entre particuliers

Des entrées en bourses ont également été réalisées par 2 sociétés girondines

  • Le groupe Intégral , implanté à Canejan et plus important groupe français spécialisé dans le transport sanitaire ;
  • Ashler&Manson, courtier bordelais en prêts immobiliers.

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[toggle_item title =”Pour connaître les levées de fonds de 2015 inférieures à 500 000 €”]

  • 490 000 € pour BlookUp, start-up spécialisée dans la transformation de contenu digital en support papier
  • 300.000€ pour Jestocke.com et sa plateforme de location d’espaces de stockage entre particuliers
  • 300.000 € pour Olikrom et ses pigments intelligents
  • 300 000 euros pour Phileas Stravinarius, site de vente en ligne des meilleurs vins du monde
  • 300 000 € pour iQSpot, société spécialisée dans les outils de monitoring de l’efficacité énergétique des bâtiments
  • 275.000 € pour LoisirsEnchères.com, plateforme proposant aux enchères des offres de voyages, d’hôtels et de loisirs
  • 250 000 € pour Samboat et sa plateforme de location de bateaux entre particuliers
  • 250 000 € pour Marbotic, spécialiste de jeux éducatifs associant objets en bois et applications pour tablette
  • 210 000 € pour Demooz et sa plateforme pour le test de produits high tech dans des conditions réelles avant achat
  • 200.000 € pour Weenove, spécialisée dans la business intelligence et la visualisation des données
  • 100 000 € pour NeTHIS, spécialiste des solutions de vision multi-spectrale InfraRouge et TeraHertz

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Les levées de fonds sont encore majoritairement réalisées par les canaux traditionnels : banques, fonds d’investissements ou investisseurs privés.

Mais elles peuvent aussi choisir un autre canal très récent dans le paysage financier français dont le développement devient exponentiel : les plateformes de crowdfunding.
Ces plateformes dont certaines sont bordelaises comme HappyCapital, HelloAsso ou encore Crowdfundind-immo font partie des FinTech, nouveau secteur qui marie services financiers et technologie numérique.

Les FinTech, à la croisée de la finance et de l’innovation numérique

Qui sont-elles ?

Les FinTech regroupent les start-up qui, grâce aux nouvelles technologies, apportent des réponses innovantes dans les services financiers proposées aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.
Elles suppriment le plus souvent la fonction traditionnelle d’intermédiaire des banques/assurances.

Où en est-on ?

Nées aux USA il y a une grosse dizaine d’années et rapidement exportées au Royaume-Uni, le marché des FinTech reste encore en volume essentiellement concentrées dans ces 2 pays.
Ces dernières années, elles ont essaimés en Asie et dans le reste de l’Europe où leur développement s’accélère de manière très rapide et bouscule fortement le secteur bancaire.
De 2008 à 2013, les investissements annuels dans les FinTech se sont envolés ;
ils sont passés de 928 millions de dollars à 2,97 milliards de dollars et devraient atteindre 6 à 8 milliards d’ici 2018 selon une étude publiée par Accenture.
En France, une étude de TransferWise fait apparaître que 25% des français sont prêts à utiliser les FinTech pour 50% de leurs besoins financiers d’ici 2020.
L’ensemble des métiers de la finance sont impactés : de la banque transactionnelle à l’assurance en passant par le crédit ou la gestion d’actifs.

Que font-elles ?

Elles peuvent se classer principalement en 5 catégorises :

  • Le financement participatif ou crowdfunding qui permet à des particuliers d’investir dans des projets avec contrepartie ou pas ;
    Il a ouvert la voie des FinTech en France, devenue 2° place européenne en termes de crowdfunding avec 152 millions d’euros collectés en 2014 (78,3 millions en 2013) et 20 380 projets lancés.
    Depuis 2008, 1,3 millions de personnes ont financé un projet.
  • Le paiement via internet ou mobile, à l’origine de l’apparition des FinTech sur la côte ouest américaine avec comme acteur historique Paypal.
  • La gestion d’actifs ou de trésorerie qui permet d’accéder à des stratégies de placement pour des rendements attractifs, ou à l’ensemble de ses comptes sur la même plateforme ou encore à des solutions pour réduire les délais de paiement.
  • Les monnaies virtuelles dont la plus célèbre est le Bitcoin.
  • Les Insurtech ou Assurtech, derniers nés des FinTech qui tentent de faire évoluer radicalement le business model de l’assurance.

La clé de réussite de ses nouvelles solutions passe par la simplicité des outils conçus :
la technologie doit s’effacer au profit de l’usage afin que le client se l’approprie facilement et naturellement.

Ces start-up qui à l’origine inquiétaient peu, sont devenues des « troublions » sur le marché colossal de la banque et de la finance, et installent une nouvelle concurrence.

Quelle articulation avec le secteur des banques et assurances ?

En forçant volontairement le trait, ces start-up disent vouloir « faire sauter la banque », peu probable en réalité compte tenu de la puissance de feu des acteurs traditionnels.
Cependant, elles remettent en cause le modèle traditionnel qui ne répond plus aux attentes des clients devenus des consam’acteurs nomades hyper-connectés et poussent les « dinosaures » de la finance à s’adapter.

Leurs intérêts sont finalement croisés :
Les start-up montrent le chemin de l’agilité, de la modernité et de la créativité aux acteurs traditionnels qui restent des alliés juridiques et surtout financiers difficilement contournables.
Certaines banques comme la Barclays, Citygroup ou encore la BNP créent des incubateurs pour accueillir les jeunes pousses de la FinTech, et ainsi les observer tout en donnant un accès facilité à certaines de leurs ressources.
D’autres banques entrent au capital voire rachète les grosses start-up du secteur : Leetchi racheté par le Crédit Mutuel Arkéa ou LePotCommun.fr par S-Money, filiale du groupe BPCE ; Linxo qui lève 2 millions d’euros auprès du Crédit Agricole.

Et à Bordeaux ?

La labélisation FrenchTech a révélé un écosystème numérique dynamique et parallèlement Bordeaux est la 4° place bancaire et financière française.
Les FinTech sont donc bien présentes dans le tissu des startup bordelaises ; on peut citer : Happy Capital, HelloAsso, Crowdfunding-immo, Aucoffre.com, Benoolend, etc…

Le premier évènement FinTech en France a été organisé à Bordeaux le 7 octobre 2015 sur le site de Darwin.
Véritable succès pour une première dans un secteur émergent, il a rassemblé 25 fintechs et 400 personnes autour de 3 tables rondes et plusieurs keynotes.

Sources : Frenchweb, Maddyness, L’Atelier BNP-Paribas, L’Usine Digitale, Les échos, La Tribune Bordeaux, France Fintech, Bordeaux FinTech, Lamirault Fabrice

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