« Valoriser les polluants permet aussi de réaliser des économies d’échelle »

Créé en 2001, Alcion Environnement propose aux industriels et aux collectivités locales un accompagnement pour la valorisation des produits chimiques tels que l’ammoniaque ou le CO2. Pour Jean-Philippe Ricard, fondateur et dirigeant de cette société parisienne maintenant installée à Bordeaux, chimie et environnement sont complémentaires : la première doit se mettre au service du second.

Quels sont les métiers d’Alcion Environnement ?
A l’origine, nous proposions uniquement du conseil en environnement, mais à partir de 2009, nous avons développé des procédés de valorisation de produits chimiques qu’on retrouve dans des cheminées industrielles, dans l’eau ou certains déchets.

Par exemple, nous pouvons récupérer les molécules d’ammoniac issues de la transformation de molécules plus compliquées dans les stations d’épuration, les usines de méthanisation ou de compostage.
Autre procédé : nous récupérons le CO2 issu de la transformation du sucre en alcool lors des fermentations viticoles pour en faire du bicarbonate de soude. Ce produit entre dans le traitement de l’eau, des fumées industrielles ou la fabrication de certains papiers. A terme, nous pensons le proposer à l’industrie pharmaceutique qui l’utilise pour fabriquer des médicaments effervescents !

La valorisation d’ammoniaque ou de CO2 dans des process industriels serait donc écologique et économique ?
Oui. Ce sont mêmes ses principaux avantages. L’ammoniac produit par les stations d’épuration de Bordeaux peut être utilisé dans les incinérateurs du territoire pour traiter les fumées. Nos procédés ne sont pas des lubies de chercheurs, au contraire : sur certaines stations, la valorisation de l’ammoniac produit permettrait de gagner jusqu’à 20% de la capacité de traitement, soit des millions d’euros.

Avez-vous quelques exemples de réalisations « locales » ?
Nous avons travaillé sur la valorisation du CO2 avec le Château Smith Haut Laffite en 2013, suite à de nombreux essais dans des caves de la région. Les sociétés Europlasma et Orion, elles, ont eu recours à notre activité de conseil.

En 2014, Alcion Environnement participe également à un important projet (cofinancé par la Région et l’Ademe) sur la valorisation des molécules d’ammoniac pour le compte du syndicat d’équipement des communes des Landes (le SYDEC) basé à Mont-de-Marsan.

Cette année, nous allons également accélérer le développement commercial de nos procédés de valorisation chimique en France et à l’étranger. Après des années de mise au point, ils sont performants et prêt à passer en phase d’industrialisation…

Nombre de salariés : 3
Chiffre d’affaires : 330 000 euros en 2013 (le double prévu pour 2014)

ALCION ENVIRONNEMENT
51 rue Blanchard Latour
33000 Bordeaux
Tél. : 06 63 38 31 76

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Pour mieux le connaître
45 ans, né à Marseille. Marié, 3 enfants.

Parcours scolaire et professionnel
IUT de chimie à Orsay
Maîtrise de chimie et école d’ingénieur à Pau
Ingénieur en usine et en assistance technique produit chez ARKEMA pendant 10 ans.
2011, création d’Alcion environnement.

Sa devise dans le travail : « Toujours avoir une idée d’avance »
Ce qu’il déteste : L’oisiveté
Une découverte qu’il aurait aimé faire : « Le matériau neutre pour l’environnement… il reste à inventer. »
Un autre métier : Œnologue
Un voyage : Célèbes en Indonésie
Ses hobbies : Le rugby, couper du bois
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